23 décembre 2006

L'art de séduire

Je publie ce texte d'EXTRÊME urgence. Hier soir, c'était le party au café campus. La musique était bonne et les gars pas trop laids non plus. Par contre, je dois aller droit au but: ils ont beau être les plus sexy du monde, ils ne savent pas comment aborder les filles. Alors voici quelques éléments essentiels à ne pas faire dans un bar:

1- Ne jamais approcher une fille avec un fond de pichet et lui proposer à boire parce que premièrement, c'est un fond de pichet (beurk) et deuxièment, y'en a peut-être qui soupçonneraient la présence de substances illicites nommées drogue du viol.

2- Ne jamais comploter pour prendre une fille par surprise. Je suis désolée les gars mais quand un inconnu commence à vous prendre par les hanches en arrière et que vous n'avez même pas eu la chance de contempler son visage et faire une rapide analyse, c'est bien rare que vous l'accueillez positivement.

3- Jamais au grand jamais être agressif avec une fille parce qu'elle ne veut pas danser avec vous. Le chum ou le grand ami n'est jamais bien loin.(Eh oui, ça aussi c'est arrivé hier!)

Le meilleur conseil que je peux vous donner serait de demander gentiment à l'amie de la demoiselle convoitée si vous pouvez lui emprunter son amie pour quelques minutes (C'est toujours bon d'avoir la meilleure amie dans sa poche). Ensuite, vous vous présentez de FACE à la magnifique demoiselle, vous lui demandez son nom, donnez le vôtre et signalez vos intentions, dans le cas présent, que vous aimeriez danser avec elle. Le sourire est toujours de mise. Avec l'expression du visage vous devriez savoir tout de suite si elle n'en a pas envie. Surtout, n'insistez pas! Si elle accepte vous pouvez toujours faire semblant de vous intéresser à ce qu'elle fait dans la vie en lui posant des questions, c'est toujours gagnant. Ces derniers conseils sont prouvés et ont été testés hier soir par un gentilhomme appellé Simon et croyez moi, avec moi, ça a marché et j'ai accepté! Pour ce qui est des autres, il m'a fait un plaisir fou de les envoyer voir ailleurs si j'y suis. Une petite vangeance personnelle post-rupture? Mais non voyons! Nous les filles, qu'est-ce qu'on doit faire vous me direz? Cet élément n'a pas encore été suffisamment testé. Je devrai alors sortir plus souvent pour vous en redonner des nouvelles. Que c'est triste...

En passant: JOYEUX NOËL TOUT LE MONDE!

22 décembre 2006

Le sable et l'eau

Demain s'annonce être une grosse journée. Non, je ne vous laisserai pas dans l'attente. Je ne manquerai pas à mon devoir et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui, il y a deux articles pour le prix d'un. Effectivement, cette promotion s'harmonise très bien avec le temps des Fêtes: Allez! Consommez et ayez la sensation d'épargner! Bon ok, c'est un vieux texte défraîchi que j'ai rédigé il y a plusieurs mois. Bin quoi?! Vous pensiez qu'à ce prix, la qualité serait toujours de mise? Vous avez tout faux! Laissez moi une chance tout de même...

Sur cette plage, j'avance lentement comme les oiseaux qui se pavanent au-dessus de la mer. Des pensées... "On peut évidemment se réfugier dans la poésie, se lier d'amitié avec l'Océan, écouter sa voix, continuer à croire aux mystères de la nature. Un peu poète, un peu rêveuse... On se réfugie sur une plage où tout finit, après s'être battu pour trouver quelconque bonheur. Les paysages vous trahissent rarement: l'Océan n'est-elle pas l'image d'une vie éternelle, la promesse d'une survie, d'une ultime consolation?" Je me rappelle ces paroles de Romain Gary. La vie n'est-elle pas une masse d'êtres vivants courant vers le même objectif? Laissée dans cette vague (puisque le mot est bien choisi) d'ignorance, j'avance encore. Le vent parcourt peu à peu chaque parcelle de mes cheveux et s'y fraye un chemin, abouti à la pointe et continue sa route. Exquise sensation que demain, à Montréal, je regretterai. Une bouteille à la mer... C'est moi cette bouteille, un appel à l'aide. Le passé, si enivrant que j'en suis éperdument accrochée. Un peu rêveuse... Je me souviens de ce jour où je donnais espoir à tous ceux qui en avaient le besoin, de ce jour où cet espoir vivait en moi. Comme le vent, il est passé et il a continué sa route. Aujourd'hui, la passivité a réveillé mon corps lasse de sens. Des questions faciles, s'il-te-plaît lobe frontal! Demande moi comment ces oiseaux font pour voler, quelle sensation laisse le sable sur mes pieds ou simplement si le paysage crée une émotion chez moi mais ne me demande pas qu'est-ce que l'existence, qu'est-ce que le temps, qu'est-ce qu'une vie ou bien encore où est-elle rendue cette Mari aux cheveux roux qui est pour moi encore de ce monde?

Célibataire

Présentement, dans ma tête, les idées ne fusent pas de tous les recoins. J'aimerais pouvoir vous raconter mon excursion à travers l'univers bestial des centres d'achat un 21 décembre mais rien à faire, j'ai une chanson qui me trotte dans la tête depuis trop longtemps: " Célibataire! J'commence à m'y faire. À sortir tous les soirs, renconter, boire et rentrer tard. J'ai vécu ces dernières années des nuits chaudes non censurées. Je fais la cour sans préalable, je fais l'amour comme un nomade..." Pour ceux qui ne le savent pas, je me suis fais dompée il y a deux mois, peut-être plus. Oui, j'ai passé l'étape où je comptais les jours sur mes 10 petits doigts... Bon, assez pleuré! C'est le déclic, je passe à un autre étape. L'amour est un étrange sentiment beaucoup trop compliqué. Au yâble ceux qui ne comprendront pas, je m'en fous. À partir d'aujourd'hui, mon bonheur prime! C'est poche les amis mais c'est la loi de la nature et ça va se passer ainsi. Je l'admet, il le faut pour mon bien-être mental qui a passé les deux derniers mois dans le Jello. Plate à dire, plate pour vous, agréable pour certains, la partie gentille et prude de ma personnalité est en vacance à Cayo Coco où elle a rencontré un mec bronzé et sexy. Bon, aux dernières nouvelles... On sort ce soir, c'est bien ça?

21 décembre 2006

Un mois dans la rue

Il est 4 heure du mat, je ne dors pas. Je suis carrément en train de pogner les nerfs. Tout ce que je trouve à faire à une heure pareille c'est de lire certains articles d'actualité (les plus intéressants tout de même). Je tombe sur un texte parlant de l'itinérance. Un homme vit 30 jours dans la peau d'un sans-abris. Bah... L'idée est bonne. Plus je lis, plus je me rend compte qu'être sans-abris ce n'est pas simplement d'avoir faim et de vivre le cul gelé sur un banc de parc. C'est aussi et surtout de vivre le mépris, les regards fuyants, l'insécurité, la peur et la honte. Il y en a qui disent que si ces personnes voudraient vraiment s'en sortir et vivre mieux, ils se trouveraient un emploi. Eh bien vous qui pensez ceci, je vous emmerde et je déclare que ce sont de pures conneries. Quand on pense que la bonne majorité des itinérants sont des personnes qui nécessitent des soins particuliers, que ce soit d'ordre psychologique ou physique et que malheureusement, les injections du gouvernement dans ces secteurs ne sont pas suffisantes, on peut se poser la question suivante: où est le vrai bobo? Pour ce qui est du reste, ceux qui me diront qu'il y a aussi une partie de ces gens qui ne nécessitent pas de soins... Demain, je vous fous un gros coup de pied où je pense, je vous met dehors de chez vous, sans vêtements ni argent. Vous devrez vivre 1 mois dehors. Après un mois, vous n'avez d'argent que pour vous nourrir minimalement à tous les jours et vos vêtements ont l'air d'une tranche de fromage suisse. Maintenant, allez donc passer une entrevue pour trouver l'emploi de vos rêves. J'aimerais bien vous voir! C'est facile de juger quand on a les poches pleines. Et quand j'entend un politicien fier d'annoncer des financements de plusieurs millions de dollars dans la construction d'un putain de théâtre, je suis désolée mais je me demande sérieusement si la société, ainsi que son gouvernement, ont les priorités aux bonnes places. Ouais... Ce soir, je ne dors pas et mon lit est pour moi des plus inconfortables. Moi aussi je suis de ceux qui n'apprécient pas assez ce qu'ils possèdent mais pour l'instant, j'aimerais errer, marcher longtemps dans la grande ville, découvrir les gens et surtout laisser ma place à un de ceux qui trouveraient probablement mon lit chaud et douillet...

20 décembre 2006

Retour vers le futur

Oui je sais, le dernier billet remonte à loin. Que se passe-t-il me direz vous? Eh bien la motivation manque, voilà. Que voulez-vous (comme dirait Chrétien) mon âme est égoïste et ne pense pas à partager toutes ses réflexions. Avec Noël qui s'en vient, les cadeaux à offrir sont ma principale préoccupation. Parlant de Noël, j'en viens au sujet dont je voulais vous parler aujourd'hui:

Vous avez 5 ans tout au plus. Entre l'image de la Barbie ou du camion de pompier que vous désirez tant et quelques minutes de sommeil, vous réalisez que demain vous serez assis(e) sur les genoux du père Noël. Vous finissez par vous endormir avec peine et le lendemain, votre mère vous réveille avec sans plus ni moins qu'un déjeuner aux pains dorés. Évidemment vous chialez parce qu'il n'y a que du sirop de "poteau" mais la journée commence très bien. Vous vous rendez chez votre grand-mère où l'odeur de la tourtière et de la dinde commence à prendre de l'ampleur. Première chose que vous faite: courir sous le sapin pour savoir combien de cadeaux vous appartiennent, chialer contre tous ceux qui n'ont pas écrit de nom sur l'étiquette et tout compte fait, regarder si vous avez plus de cadeau que votre soeur, frère ou cousin, cousine. Vous mangez à toute vitesse pendant que vous pensez qu'en faisant de même, les cadeaux vont venir plus vite. ERREUR, les grands rient, mangent et finalement, prennent du temps. Plus tard, alors que tout ce que avez trouvé à faire était de manger les cachous qui trainaient sur la table du salon et écouter le CD de Noël qui tourne en boucle, ayant abandonné tout espoir que vous déballeriez vos cadeaux ce soir, le père Noël arrive. Ouais, vous trouvez qu'il est bien maigre cette année (c'était votre père l'année passée, biensûr vous ne le saviez pas mais cette année, il ne rentrait pas dans le costume). Il vous donne vos cadeaux, vous mettez de côté tous les cadeaux qui ne vous rendent pas hyperactif(ve) et vous ne savez plus avec lequel jouer tellement il y en a. La soirée est mémorable, vous dormez paisiblement et le lendemain vous vous réveillez, il neige et vous prenez le temps de regarder attentivement chaque jouet que vous avez reçu. Une semaine plus tard, vous avez hâte au Noël prochain et vous commencez déjà votre nouvelle liste de cadeaux.

Vous avez 19 ans tout au moins. Il n'est même pas le 15 décembre que vous stressez déjà à savoir ce que vous allez acheter comme cadeau pour votre papa chéri qui, selon vous, a déjà tout ce qui aurait la chance de l'intéresser. Vous répétez constamment le nom de celui que vous avez pigé pour l'échange avant de vous coucher, sachant que vous avez perdu le fameux petit papier. Finalement, vous faites vos achats le 20 et n'êtes vraiment pas certain(e) de votre choix et stressez encore jusqu'au moment tant attendu où il le déballe. La journée même, encore une fois, vous ne savez pas comment vous habiller et vous décidez de mettre ce que vous allez regretter pour les 5 prochaines années à venir lorsque vous regarderez les photos prises dans la soirée. Soit dit en passant: vos cheveux sont tout aussi pitoyables parce que le temps de prendre les photos, comme à chaque année, votre oncle vous a dépeigné par marque d'affection(ouais, c'est ça) et vous avez amusé votre petit cousin ou petite cousine qui vous prenait probablement pour un tamtam. Finalement vous donnez et recevez vos cadeaux, vous dites "Ah wow! Merci!" et ne prenez pas la peine de savoir si vous aimez ce que vous avez reçu, vous ne pensez qu'à: Merci mon Dieu, les cadeaux que j'ai offert convenaient parfaitement. Le lendemain, vous vous réveillez et pensez qu'à chaque Noël c'est toujours pareil: vous sentez la corvée, l'embarras et que toute la magie de vos 5 ans est disparue. De plus, à cause du réchauffement de la planète, il n'y a pas un CRISS de flocon de neige sur la pelouse de votre cour le lendemain matin.

4 décembre 2006

Bal en blanc

C'est étrange comme de choses si simples peuvent éveiller autant de gens... Vous savez bien de quoi je parle. Mais oui, la neige! Hier, elle m'a charmé et elle m'a tellement bouleversé que j'en suis devenue amoureuse. Elle tombait doucement, dans un mouvement asymétrique et elle créait un paysage digne de ce que je vivais en dedans... Une paix et une sérénité à tout casser. Est-ce qu'il vous vient parfois des envies immédiates que vous retenez à deux mains avec votre conscience pour ne pas faire une folle ou un fou de vous? Eh bien, hier, cette neige a foutu une bonne raclée à mon fort intérieur et je me suis soudainement retrouvée à courir à toutes jambes sur le trottoir, les pieds gelés, le souffle coupé, à ne plus penser à rien, même pas à la dame qui déneigeait son entrée et qui me croyait sans doute aliénée... Pourtant j'étais heureuse. C'est au retour que je me suis dis qu'à chaque jour je trouverais quelque chose de bien et de beau peu importe ce que la vie m'apporterais. C'est donc ici que vous verrez mon parcours et mon cheminement... Ce cheminement vers ma résilience.